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Oltréé Soleil Immortel 003

 

Cahier d’une patrouilleuse : Sha’Har, membre de la première expédition

Autre patrouilleurs nommés dans le rapport : Geoghegan ou « Géo » ; Gilguenstein ou « Gil’ » ; Nissa

5 Basse de Liche

Alors que nous approchons d’un type qui ressemble à un marin débraillé, un cri provient de derrière nous. C’est Geoghegan, un nain nez-de-cuir, lui aussi membre de l’expédition d’éclaireurs censée trouver l’ancien fortin impérial avant que le reste des patrouilleurs arrivent.

Nous rejoignons le « pirate » qui a installé un campement de fortune dans une petite cavité. Deux de ses amis dorment au milieu de bouteilles vides… témoignage de leur récente beuverie. Le type que nous venons de rencontrer parle d’une amirale du nom de Beckett, la capitaine d’un navire « La Lumière des Mers ».

Nous profitons de la vue pour observer les alentours :

  • Au nord une grande zone plate à la végétation luxuriante, une sorte de mangrove. Mais la zone est soumise à une étrange météo où soufflent des vents violents.
  • Au nord-est des remparts et bâtiments en ruines qui surplombent un terrain dégagé.
  • Au sud-est une zone où la forêt arbore des couleurs différentes du reste. D’immenses arbres occupent le terrain mais assez étrangement pas vraiment d’oiseaux dans le ciel. C’est une forêt pétrifiée.
  • Au sud le groupe de nomade avec le gros lézard avec une cabane sur son dos a rencontré un autre groupe d’individus juchés sur de gros oiseaux colorés.
  • Au sud-ouest des mouvements dans la végétation agitent la forêt.
  • Au nord-est un immense tépuy. Sur sa hauteur deux tours dorées brillent entre le passage de deux nuages.

 
Nous montons le campement près des pirates.

6 Basse de Liche

Au matin, alors que je termine des préparatifs pour un rituel en compagnie de Nissa qui finit son tour de garde, une voix se fait entendre : « Les gars… Vous êtes là ? ». C’est un autre marin… dans le même style vestimentaire que les trois autres, à savoir un mélange plus proche du brigand des mers, que de l’honnête caravanier des mers. Nous parlons de la Patrouille et de notre recherche d’un fortin impérial. Il parle d’un bâtiment creusé dans un tépuy à dix kilomètres de là.

Nous menons le rituel à Kryith avant de repartir en direction de la forêt pétrifiée.

Description du rituel de Kryith, issu d’écrits de Sha’har antérieur aux premiers rapports de l’expédition étudiée

 
Avant de partir mes compagnons et moi réalisons un rituel en l’honneur de Kryith, le maître du destin, le serpent à trois têtes qui erre sur le monde, et des démons qui le servent. Je dispose mes compagnons en demi-cercle face à moi. Puis je me présente face au soleil levant, nue, de la cendre sur le front, la poitrine et les cuisses. Je plonge mes mains dans un bol de bois rempli d’un peu de sang issu de toutes les personnes participant au rituel. Je trace des lignes sous mes yeux : « Kryith, éclaire mon esprit ! ». Les autres répètent en chœur les paroles. Puis j’étale du sang sur mes avant-bras : « Kryith, lie nos destinées dans le silence des pensées ». Nouvel écho de mes paroles par mes compagnons. Je termine en prenant le reste du sang et je trace une ligne partant du centre de mon front, longeant mon cou, passant entre mes seins et s’arrêtant à mon nombril : « Kryith, permet à nos mots de se répandre malgré la distance qui sépare nos corps ». Dernière répétition de mes paroles. Les cendres répandues sur le sol, dont le dessin nous relie tous les uns aux autres, s’illuminent un bref instant d’une légère lueur rougeâtre. Le rituel est accompli.

Fin de l'extrait

 
Nous atteignons la zone pétrifiée. Mais c’est pire que ce que nous pensions. Notre solide nain tente d’arracher une branche pour l’analyser de plus près mais il n’y arrive pas malgré sa force herculéenne. C’est alors que nous remarquons un écureuil… pétrifié sur place… en plein saut… Il semblerait donc que la zone est non seulement pétrifiée, mais aussi hors du temps.

A l’épicentre du phénomène une grosse créature s’est extraite du sol (sûrement au moment même où s’est produit le cataclysme). Elle a taillé une route vers le sud. Des traces nous permettent de déduire qu’elle possédait des cornes, une grande queue hérissée de pointes et qu’elle devait faire plusieurs mètres de haut. D’autres traces plus récentes témoignent que la créature existe encore et que le trou dans le sol doit désormais lui servir de tanière.

Mes compagnons veulent se lancer au plus vite à la chasse au monstre, mais j’arrive à les convaincre qu’il faut d’abord s’établir au fortin avant de se lancer dans une telle opération. Ils acceptent l’idée.

Nous quittons la zone pétrifiée. Un énorme oiseau au plumage coloré passe devant nous, affolé. Plus loin nous découvrons un jeune individu, mi homme mi singe, qui git à terre, inconscient. Il a été désarçonné de sa monture. Une douzaine d’humanoïdes semblables surgissent sur leurs gros oiseaux colorés. Leur apparence est simiesque mais leur langage aussi. Ce n’est pas simple de communiquer mais nous arrivons à leurs rendre le blessé que nous avons légèrement soigné et nous indiquons la direction dans laquelle est parti le volatile apeuré. Au moment de partir, le leader des hommes-singes fait un signe… C’est un salut traditionnel des militaires et des sportifs de l’Empire.

Nous atteignons le haut de la canopée pétrifiée pour observer les alentours :

  • Au nord, rien à signaler.
  • Au nord-est, rien à signaler non plus.
  • Au sud-est se trouve le fortin. Aux abords du tépuy où il est construit des constructions dorées émergent de la végétation. Il y a aussi une grande arche aux abords du fortin.
  • Au sud un magnifique arbre bleu aux reflets argentés se dresse au milieu d’une clairière herbeuse.
  • Au sud ouest il y a une falaise qui regorge d’activités. Il y a plein de cavités et des silhouettes y circulent.
  • Au nord ouest une explosion se produit entre la colline aux pirates et la grande pyramide à degrés. Une zone entière du terrain s’effondre sur une centaine de mètres de diamètre.

 
Nous profitons de la fin de journée pour atteindre le fortin au plus vite. Sur place il y a des statues d’un autre âge, abimées par le temps et recouvertes de mousse. Puis des silhouettes apparaissent avec des habits aux couleurs de la Patrouille… Mais ce sont des saloperies de morts-vivants.