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Carnet de voyages de Nora Mohr 006

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Triple meurtres

Nous devons accompagner la carriole avec le cadavre du prêtre et toutes ses affaires car les gens de Sigmar ne veulent pas aller seuls à la milice. On met donc un long moment à traverser la ville envahie par les réfugiés qui encombrent les rues.

Nous arrivons au poste de garde. Nous demandons où mettre toutes les affaires que nous ramenons à un type à l’entrée. Il nous renvoie vers les écuries. Nous mettons tout dans une stalle et nous faisons appeler un médecin.

Quelques instants plus tard, Schutzman, se pointe avec le médecin. Ce dernier confirme que la cause de la mort est la même que les trois cas précédents à peu de choses près… Quel enfoiré ce capitaine !

On nous explique alors que les trois autres victimes étaient un garde de nuit du collège de magie, un portier nain de la guilde des ingénieurs et un sombre inconnu.

Alors que Schutzman s’éloigne, nous laissant à notre affaire, je vais le rattraper pour m’entretenir avec lui au sujet de notre salaire… Ouais, un salaire de soldat… rien de mieux. Heureusement qu’un deal a été conclu avec le palefrenier pour refourguer une partie des livres du prêtre de Sigmar. De toutes façons ses livres ne lui serviront plus à grand-chose… et ses frères n’ont pas beaucoup l’air de s’en soucier.

Ensuite nous allons du côté du temple de Morh pour en apprendre un peu plus sur l’inconnu assassiné. Un prêtre nous informe que le corps a été enterré hier car des hommes sont venus pour payer une cérémonie funéraire. Le type mort porte le nom de Gehart Krohen. C’était un homme de Sigmar. Sa tombe a été gravée d’un étrange symbole : un marteau et une épée qui s’entrecroisent sur une comète à deux queues avec les lettres O et F d’inscrites en bas du symbole.

Nous allons ensuite faire un tour du côté de l’Alt quartier. Un coin où des centaines de logements pour réfugiés ont germé. Il faut dire que les portes Est ont cédé pendant la bataille et que les gardes de la ville doivent peiner à contrôler les entrées, ici encore plus qu’ailleurs.

Bientôt nous inspectons l’arrière de l’auberge où le type de Sigmar, Krohen, a été tué. Enfin c’est là qu’il a été retrouvé d’après ce que sait le prêtre de Morh. Celui-ci nous accompagne mais veille à toujours rester à distance raisonnable de nous.

Nous allons pour entrer dans l’établissement. Le gros connard de portier me prend pour une pute. Quel abruti ! Mais Vladimir insiste pour rentrer et le pauv’gars finit par nous ouvrir la porte. A l’intérieur c’est une horreur. L’endroit est bondé. L’air empeste le foutre, la pisse et la sueur. Il fait chaud à crever et ça beugle dans tous les sens. Seul un groupe de nains dans un coin se tiennent calmes et ne sont visiblement emmerdés par personne.

Vladimir s’adresse au barman et, au vu du bordel ambiant, est obligé de gueuler pour demander une bière et qui a tué le type retrouvé il y a peu derrière l’auberge. Un silence s’abat autour de Vladimir. Un brin pesant, surtout à la vue des regards noirs qui se posent sur lui. Le barman lui sert une choppe et lui lance « la réponse est p’tet au fond ». Puis le brouhaha reprend.

Ulfred va au bar et se fait passer pour un type du coin. Ce qui semble marcher. Le tabergiste est persuadé de le reconnaître et lui sert du vin. Ulfred revient vers moi et me tend un des deux verres. Je suis sûre qu’il a raconté des trucs salaces au barman vu le regard lubrique que celui-ci jette sur moi. Je trempe mes lèvres dans le verre mais la tenue des lieux ne m’incite pas à aller plus loin.

J’aperçois Vladimir qui monte à l’étage avec une pute. Une grosse femme plutôt laide sans l’influence « bénéfique » de pas mal de verres d’alcool. Je le suis avec Ulfred. En haut de l’escalier, un long couloir avec de multiples portes sur les côtés. Vladimir rentre dans l’une d’elle avec la grosse femme. Au fond du couloir des gardes surveillent une porte.

D’où nous sommes nous avons une belle vue sur la salle en contrebas. Nous assistons au départ des nains. L’un d’eux se fait éclabousser et un abruti lui lance : « on s’est pissé dessus nabot ». Faut vraiment être con ou avoir envie de terminer plus tôt sa vie pour lancer des insultes pareil… en plus de manquer cruellement de sens de la répartie.

Evidemment la situation dégénère très vite. Tout le monde commence à se taper dessus en bas. Les gardes du fond du couloir arrivent à toute vitesse pour le spectacle. J’en profite pour aller jeter un œil vers l’endroit qu’ils ont cessé de surveiller. J’ouvre une première porte sur une salle vide, puis une deuxième mais quelqu’un me repère aussitôt. Je refile donc vers la première pièce et je m’y cache.

Après quelques instants, je réalise que la poursuite ne s’est pas poursuivie et je commence à fouiller la pièce où je me trouve. Je trouve pas mal de costumes dans une armoire, des vêtements pour femme et pour homme, un bureau qui est malheureusement fermé à clé, un râtelier d’armes avec de beaux pistolets.

Je profite de la situation pour prendre un des pistolets. Sa crosse est magnifiquement décorée. Je jette un petit coup d’œil par la fenêtre et d’ici je vois le lieu où le type de Sigmar s’est fait assassiner. C’est alors que je remarque un détail que je n’avais jamais vu auparavant : les plaques des égouts.

Je profite de la baston pour me tirer de là. Quand j’arrive dehors je croise les nains qui sont en train de réajuster leurs tenues. Vladimir est en train de faire la causette avec eux. Les nains recherchent du travail. Ce sont des mercenaires. Puis, je ne sais pour quelle raison, Vladimir se met à parler du type assassiné… La conversation s’oriente sur la malepierre dont les nains assurent que seuls les hobbits peuvent s’en emparer sans risquer de muter horriblement.

Alors qu’ils vont repartir, je dis aux nains d’aller voir Schutzman du côté de la garde, il pourrait avoir du boulot pour eux. Les nains nous disent au revoir et nous informe qu’ils logent du côté d’un grand bâtiment administratif abandonné du côté de la porte Est.

Vladimir va ensuite causer avec le crétin de portier, Rudy de son prénom. Celui-ci confie s’être pris une peignée par le gars de Sigmar alors que celui-ci fouinait derrière l’auberge… notamment au niveau d’une des plaques donnant sur les égoûts. Ne reste plus qu’à retrouver les compagnons du gars pour éclaircir ce qu’il faisait dans le coin au moment où il a été buté.

Nous retournons dormir à l’Erudit sauf Ulfred qui préfère se loger du côté du Guet. Quel manque de savoir-vivre que de préférer une bonne auberge aux froides chambres des gardes.

Le lendemain nous nous rejoignons au temple de Sigmar. Avant d’y aller je consulte la lettre que j’ai reçu en provenance du chancelier qui souhaite me recevoir.

Nous nous renseignons sur le symbole de la tombe du type assassiné et enterré du côté du temple de Morh auprès du jeune novice. Il part se renseigner et revient une bonne heure plus tard avec l’information. Il s’agit d’un ordre religieux : l’Ordo Fidelis. Des répurgateurs…

Puis, Verner Stolz, le grand capitulaire du temple de Sigmar, nous reçoit. Je lui parle de l’Ordo Fidelis. Il semble savoir que l’ordre est en ville mais il ne l’a pas vu, de même qu’il n’a pas vraiment de pouvoir sur eux… Il va juste tenter de les renvoyer vers nous si l’occasion se présente. J’ai des doutes... Le grand capitulaire nous remet un pendentif de Sigmar et nous bénit.

Ensuite nous partons vers la guilde des ingénieurs nains. Sauf Vladimir qui, finalement, préfère aller du côté de l’université de magie pour éclaircir l’histoire du garde de nuit tué.

La guilde des ingénieurs est un lourd bâtiment massif et très froid. Cependant ce n’est rien comparé à l’accueil du nouveau portier. Nous lui causons du meurtre. Je conclus que l’assassin a dû pénétrer le bâtiment vu que son ancien collègue est mort à l’intérieur mais le nain répond juste par un « je n’ai pas dit ça ». Hummm… constructif. Puis quand je lui demande si quelqu’un aurait pu voler les plans il répond par « peut-être » avant de répondre « non » en boucle à toutes mes autres questions.

(Pendant ce temps Vladimir a découvert qu’il manque un ouvrage interdit à l’université de magie : le Liber Mutandis. Un livre qui traite de la nature des dieux du Chaos. Il a aussi découvert des traces d’hommes-rats).

Je vais à mon rendez-vous avec le chancelier Joseph Spartham, au palais. Il me parle des nobles disséminés par la guerre et de la façon dont il va m’appuyer le temps que mon identité soit confirmée. Il me fera d’ailleurs bientôt parvenir une lettre pour me présenter à la Cour. Il m’accorde la protection de la première Gravine : Catharina Thotbringer.