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Carnet de voyages de Nora Mohr 005

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Débuts à Middenheim

Notre voyage touche à sa fin. Devant nous se dresse la montagne sur laquelle est construite la ville de Middenheim. C'est vraiment une étrange vision que de voir ce mont dressé en plein cœur de la forêt. Nous montons par la route sud. La présence de soldats et de chevaliers du Loup Blanc est rassurante bien que des cadavres trainent un peu partout et que les corps d'assaillants orques, humains et hommes-bêtes soient toujours accrochés aux remparts à cause de crochets utilisés pour gravir les murailles.

Nous rentrons en ville. Des gardes se dirigent aussitôt vers nous et un scribe se soucie de prendre les identités de chacun. Je remet le sauf-conduit au garde qui me dit que je peux circuler librement en ville. Je lui demande tout de même où me rendre pour trouver le chef de la garde car j'ai des rapports à lui remettre. Ce n'est qu'à cent mètres de la porte d'entrée.

Sur place je demande à être reçue par le chef de la garde. Le capitaine Schutzman, un gaillard d'une cinquantaine d'années au visage marqué de nombreuses cicatrices, se présente et, après avoir lu la lettre et pris le paquet de rapports, me remet une bourse avec 50 couronnes. Je lui demande ensuite où je pourrai me loger. Il me conseille l'Erudit du côté du quartier de Frieburg.

Une fois sortis je donne 10 couronnes à Vladimir et 15 au bateleur pour sa bravoure au combat dans les rues d'Hünterguard. Puis nou filons en direction de l'Erudit, une auberge tranquille et bien tenue, de l'avis du capitaine de la garde.

Nous remontons la quartier des marchands avec ses grandes maisons toute"s intactes. Puis nous passons devant le temple d'Ulric, un édifice qui ressemble autant à un château qu'à une cathédrale. Ensute nous traversons lme grand parc et au loin nous apercevons les termes, issues de sources chaudes naturelles, avant d'arriver dans les beaux quartiers de la cité. Au couts de notre traversée de Middenheim nous avons croisé plein de gens errants et perdus. Dans le quartier où nous nous trouvons il n'y en a que très peu.

Nous entrons dans l'auberge de l'Erudit. L'endroit est chic. De nombreuses collections sont exposées dans des étagères. Des antiquités des quatre coins du monde. Un homme, du nom de Schmit, vient s'enquérir du pourquoi de notre présence. Il n'a plus tellement de chambres libre. Juste une chambre double qu'il propose d'aménager pour accueillir Vladimir et Ulfried eux aussi.

Bien sûr je prends l'option pension complète. Je fais aussi commander une robe à un serviteur pour me rendre aux termes et je confie mes autres vêtements pour les faire nettoyer.

Plus tard dans la soirée nous nous installons dans la salle à manger. Je réfléchis déjà à ce que je vais devoir faire en ville dans les prochains jours. Tenter de retrouver des membres de a famille un peu éloignés me paraît une bonne idée. Mais une bonne nuit de sommeil portera conseils.

Le lendemain matin, je me réveille à une heure convenable, comme ce n'était pas arrivé depuis des lustres. Mais, comme le bonheur ne dure jamais bien longtemps, des gens de la garde viennent me chercher, ainsi que mes compagnons, pour aller voir le commandant Tobis Minrat au sujet des hommes-bêtes. Je prends mon temps pour m'habiller correctement et nous retournons du côté de la garde.

Tobias Minrat nous reçoit dans un imposant bureau. Le commandant de la garde est un grand type maigre aux traits rugueux. Il n'a pas franchement l'allure d'un noble... Il nous annonce que le père Morten, de l'église de Sigmar, auquel Vladimir a récemment rapporté un objet cultuel, est mort assassiné. Le commandant veut que nous enquêtions sur l'affaire. Il nous intègre au guet... chouette...

Du coup, sans vraie motivation, je retourne du côté du temple avec les deux autres. On nous amène très vite à la cellule du père Morten. Une grande pièce confortable finalement avec plein de livres et de parchemins, et, sur un fauteuil de la pièce, un cadavre. Le père Morten a une fléchette plantée dans le cou. Je la retire. Peut-être pourrons-nous en tirer quelque chose. Surtout qu'elle doit etre empoisonnée. Un objet si petit n'aurait pas pu le tuer.

Le novice du père Morten arrive enfin quelques minutes après notre arrivée. Il affirme que son maître a envoyé tout le monde paître hier sous prétexte d'étudier un objet sacré. Je demande au jeune homme de m'organiser un rendez-vous avec le grand prêtre du temple pour s'entretenir avec lui au sujet de cette mort suspecte.

Ensuite je mets la fléchette dans une petite boîte pour pouvoir l'amener à analyser à la guilde des alchimistes qui n'est pas loin. Mais avant je refouille la pièce du père assassiné pour trouver d'autres indices éventuels. Je trouve juste une note dans le ta de papiers récents : «Le cadre est ultérieur à la peinture originale. Rajouté plus tard par des nains ? Il cache une partie de la peinture. La peinture serait faite d'après modèle. ».

Puis j'ordonne à ce que l'on fasse envoyer toutes les affaires du prêtre et son cadavre aux salopards du guet, avant de rejoindre les autres devant la baraque du chancelier qui est un éventuel témoin mais qui ne daigne pas envoyer plus que son serviteur. Tant pis...

Puis nous allons à la guilde des alchimistes. Jana Eberlauer, la maîtresse de la guilde, nous reçoit. C'est une femme d'une cinquantaine d'années. Elle manque de se fâcher quand Vladimir la traite avec dédain. Quel manque d'étiquette de sa part... Elle prend heureusement le temps de nous répondre et pense qu'il s'agit de spores de manticore ayant subit des mutations à la malepierre. Les canons des nains du chaos en ont envoyé sur la ville, du coup ce n'est pas spécialement dur de s'en procurer mais il faut tout de même un certain talent pour fabriquer un tel poison. Nous quittons les lieux assez rapidement pour éviter de se froisser avec elle en abusant de son temps, en plus du manque de tact de Vladimir.