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ASATA 006

 
« Devant mon visage des lampes à motifs me réveillent. Tout clignote et s’agite. Je suis attachée sur un brancard, entièrement nue. Des tuyaux surgissent de mes bras et un autre est planté dans mon cou. Sur ma tête je sens qu’on a posé des électrodes ou quelque chose du genre. Des sangles en cuir me maintiennent prisonnière et un liquide bleuâtre circule dans les tuyaux.

Lance, un type baraqué, vient de réussir à s’extraire de son lit-prison. Il se dirige vers une machine étrange qui distribue du liquide bleu dans les tuyaux reliés à lui. Il dit qu’une créature insectoïde est présente au cœur de l’appareil. Il arrache le gros tuyau à son cou et manque de tomber dans les pommes. Heureusement il réussit à garder ses esprits et me délivre ainsi que l’autre prisonnier, M. Anderson.

Je tente d’éteindre la machine à liquide bleu mais je ne trouve aucun mécanisme. Pendant ce temps Lance démonte la machine en question. Mais l’insecte au centre du mécanisme se jette sur lui dès qu’il se retrouve à l’air libre. Lance grogne de douleur car une toxine vient de se répandre sur son visage. Il empale cette dernière avec un scalpel. Soudain, je commence à étouffer. Lance se rapproche de moi et alors que je fais des gestes désespérés, il arrache le gros tuyau relié à mon cou. Il va se produire la même chose avec M. Anderson.

Je commence à inspecte la pièce avec mes deux comparses. Tous les outils et les machines semblent ne pas être adaptés aux humains. Au plafond se trouve un carré de métal qui ressemble fortement à une trappe.
Le temps passe. Je sens la faim et la soif me tenailler. Une boule dans mon cou me fait mal et j’ai l’impression que cette nudité engendre une sensation forte désagréable.

Soudain un rai de lumière se dessine au niveau de la trappe. Tout le monde se cache derrière des machines. La plateforme carrée descend avec un humain à la main blessée et une créature insecte étrange. Je fonce sur ce dernier et je lui assène un violent coup d’une barre d’acier bricolée peu avant. Lance saute sur l’humain et lui tranche l’artère d’un coup d’objet métallique tranchant. M. Anderson précipite la créature au sol qui dégaine alors une lame étrange et m’entaille. Je manque de tomber mais je prends sur moi tandis que l’instant d’après j’écrase le crâne de la créature jusqu’à la réduire en pulpe et jusqu’à l’essoufflement.

Tout le monde monte à l’étage par la trappe ouverte. Là une grande pièce carrée d’où partent quatre couloirs. Je me dirige, pressée de sortir, vers la droite. Quelques secondes plus tard Lance actionne le mécanisme d’une porte-écoutille qui bloque le passage. Mais, au moment où la porte s’ouvre, une musique cacophonique se répand. De part et d’autre d’une table des créatures insectomorphes jouent aux échecs ou quelque chose du genre. Lance braque son arme sur l’une d’elle. Pour ma part, prise d’une certaine panique je fonce vers la pièce centrale pour m’engouffrer dans un autre couloir.

S’en suit une déambulation sans réflexion dans des pièces qui ressemblent à celle d’un complexe souterrain scientifique. Et ce jusqu’à l’arrêt devant une vaste serre de plantes étranges. L’air est très humide et chargé de produits qui me brûlent légèrement la peau. Je fonce en arrière. Je croise M. Anderson et je lui crie d’emprunter un autre couloir. Nous nous retrouvons très vite devant une porte métallique fermée. Je tente de la forcer avec mon arme improvisée constituée d’une barre d’acier vaguement tordue. Des bruits se font entendre derrière nous. Je sens la panique me gagner. Lance attrape ma tige de métal et force le passage avec une aisance stupéfiante.

Derrière se trouve une petite pièce où sont entreposés des armes aliens, des outils aux formes étranges et divers objets dans en chitine bleue. Il y a aussi des masques hideux mais qui semblent taillés pour les humains. Chacun en prend un et je m’empare d’un des outils bizarres. Quand nous ressortons deux créatures se dressent devant nous. Lance me hurle de fuir et cet ordre semble aussi être adressé à M. Anderson. Je cours.

Je fonce à travers les couloirs, passant les portes sans la moindre prudence. Jusqu’à me retrouver de nouveau dans la serre mais par un autre côté. J’enfile le masque qui se déploie aussitôt sur mon visage. Mes sens semblent soudain plus aiguisés et je me sens comme flottante. Quand je me retourne M. Anderson est figé sur place comme tétanisé. Je vais lui attraper le bras et je le guide jusqu’au dernier couloir non emprunté. Assez vite nous débouchons sur une salle avec de nombreux écrans recouverts de signes inconnus.

Un bruit se fait entendre derrière moi. Je me retourne pour voir une créature insecte foncer dans ma direction une épée à la main. Je m’empare d’un fouet posé sr une table de la pièce. Des petits piquants s’enfoncent dans ma peau et il me semble acquérir un contrôle parfait du fouet. Je lance un coup en direction du monstre. La corde du fouet s’enroule autour de sa tête et la décapite. Lance arrive peu après. Étrangement il semble avoir survécu à tous les affrontements et ses blessures semblent modérées. Malgré tout il commence à accuser une certaine fatigue, sûrement due au nombre impressionnant des blessures en question.

Puis, après avoir franchi la salle aux écrans, je me retrouve face à un sas derrière lequel se trouve une grande salle avec un large carré métallique au sol qui n’est autre qu’une plateforme d’élévation. Je l’emprunte avec Lance et M. Anderson. »

« Et ? Qu’est ce qu’il s’est passé ensuite ? Demande Vision.
- Je ne sais pas. J’ai perdu le contact à ce moment là, répond Voyageuse.
- Tu sais où se trouvent ?
- Pas vraiment malheureusement… Mais ils sont bel et bien vivants. Il faut juste reconstituer la suite des évènements. »

 

« Oui. Non je suis désolée monsieur mais vous vous êtes trompé de numéro. Comment ? Non elle ne loue plus cet appartement depuis quelques semaines. Je ne sais pas. Elle travaille régulièrement avec un certain M. Anderson je crois. Non, je n’ai aucun moyen de la joindre. Vous voulez que je prenne un message peut-être ? Quel malpoli ! Même pas un au revoir… »