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White se relève d’un bond et claque dans ses mains avec un sourire sadique.

« Tu vois Black, tes petits humains chéris ne peuvent rien ! Tu dois m’écouter maintenant ! Il est temps de se barrer du merdier dans lequel tu nous as entraînés. L’Inconnu est un putain de salopard, mais lutter contre lui avec les humains est aussi ridicule que de combattre un volcan en éruption avec une gourde d’eau. Tes humains sont incapables d’agir et d’employer les bons moyens. Une balle de sniper dans la tête de cet imbécile de Walter et le tour était joué, crache White. Mais peut-être veux-tu savoir ce qui s’est passé ensuite ? Et je vais prendre ton mutisme pour un « oui ».

Après l’incident Walter, tout le monde retourne à l’IDA, le quartier général des gratte-papiers et autres coincés de la bonne morale. Quelques renseignements sont pris sur Diaz, le vampire relâché dans la nature. Il traîne, « ô surprise ! », du côté du Succubus Club. Club duquel l’organisation pathétique de lutte contre l’Inconnu ne connaît rien puisqu’ils n’ont pas osé s’y frotter pour obtenir des infos.

On se renseigne alors sur Kaplov, le lycan à la tête d’une bande de bikers. Tes collègues… et moi-même pour l’occasion apprenons qu’il a éliminé des bandes rivales lors de son ascension, dont une bande dont il ne resterait que trois survivants : Douglas Rikecroft ; Eamonn Butler et Gina Lafratta. Mais que crois-tu que tes amis vont faire ? Ils vont supplier ces trois pathétiques humains de les aider à combattre le grand méchant loup ? Ou vont-ils faire sauter le garage où règne en maître ce crétin de lycan esclave de l’absurde maître de la destruction, aussi appelé l’Inconnu ?

Et ce matin, je me suis marré quand j’ai regardé les photos d’une scène de crime envoyées par Paul Petitbois, aussi bon taré sanguinaire qu’il est mauvais photographe. C’était accompagné d’un petit message « De Nixi Obliviatum », ou « La Nuit qui Oublie » ; l’excellent titre de son prochain numéro j’imagine. »

White évite soigneusement la petite flaque de sang au sol et se met à genoux devant la chaise de Black, qui rive toujours son regard vers les dalles blanches de la pièce. Il prend ses mains dans les siennes, s’approche de son visage et lui murmure à l’oreille :

« Je vais t’aider Black, même si tu m’as blessé en tentant d’introduire des humanités en moi. L’IDA va bientôt se mettre en guerre contre l’Inconnu. C’est sa seule putain de chance de survie ! Tes efforts inutiles pour espionner, manipuler ou convaincre n’ont servi à rien ! Laisse-moi faire maintenant… C’est notre seule et unique chance de nous en sortir vivants ! »

Black redresse lentement le visage vers White et quand ses yeux sont bien en face des siens, elle lui crache du sang au visage.

Le géant albinos se rapproche de Black, toujours assise sur sa chaise, le regard perdu dans ses tristes pensées. Il détend ses muscles comme après un réveil difficile et se force à bailler avant d’adresser la parole à son étrange moitié :

« Bonjour, agent Black… Enfin peut-on encore dire agent alors que tous vos coéquipiers ont oublié jusqu’à votre existence même. Ce matin par exemple je regardais votre « collègue » Blake faire des recherches sur Kaplov, une saloperie de lycan aux ordres de l’Inconnu et il a trouvé qu’un avocat du nom de Doug Wattkins a représenté les trois anciens membres du gang qui s’est fait massacré par Kaplov. Et du coup j’ai eu une idée. J’ai commencé tout un tas de recherches sur des sportifs, des stars de la télé, des philanthropes, des jeunes gens actifs dans les actions humanitaires ou écologiques. Bref, des gens particulièrement appréciés de tout Chicago. J’ai fait une petite liste, commente White en agitant une feuille de papier sous le visage de Black. Et tu vois, je me suis dis, si ces gens sont attaqués par des salopards un de ces jours, et que la population découvre qu’il s’agit d’agents de l’Inconnu, le combat ne sera pas aussi inéquitable.

- Tu es malade White, crache Black. Tu vas déclencher une guerre si tu continues tes conneries.

- C’est ce qu’il faut Black. Réveille-toi ! La guerre contre les forces de l’Inconnu est la seule solution pour rétablir les forces en présence. En agissant dans l’ombre nous faisons le jeu de notre ennemi qui sait qu’un combat frontal lui serait fatal.

- Pauvre idiot… Une guerre est la chose la plus stupide à déclencher ; des milliers d’innocents mourront… Des innocents ? Quelle importance ? Si l’Inconnu gagne ils seront des milliards à mourir… Et nous avec ! Tu sous-estimes sans cesse les humains. Ils sont capables de repousser l’ennemi en jouant le jeu de conflits de l’ombre. Ils agiront avant que l’Inconnu se sente en danger et ne force ses agents à s’unir dans une guerre qu’ils gageront. Et tu veux savoir pourquoi ils gagneront ? Parce qu’individuellement ils sont d’une puissance incomparable aux frêles humains. N’est-on pas d’une puissance surhumaine White ?

- Bien que j’apprécie la flatterie, je persiste à croire que tu as tort. Bon, après cette petite digression, est-ce que je peux finir de raconter ma journée ? En plus, à moins que tu aies autre chose à faire de plus important, je suis un délicieux conteur.

- Je suis attachée White….

- J’imagine donc que tu n’as pas envie de bouger. En plus on vient juste d’arriver devant le cabinet de l’avocat Wattkins. Cela peut vite devenir marrant. »

« L’équipe de l’IDA arrive devant le cabinet de Wattkins situé dans un centre commercial. Ricardo frappe à la porte et un type d’une quarantaine d’années se pointe. Il raconte très vite des bobards sur les trois personnes que nous recherchons et d’un départ de ceux-ci pour la Virginie. Mais je suis plutôt psychologue et je comprends que Gina Lafratta, une des cibles de notre affaire, est sa gonzesse. Et, comme je lis dans son esprit, je découvre qu’il l’a vu la semaine dernière. Il est d’ailleurs plus malin qu’il n’y paraît puisque Wattkins se doute que des choses non ordinaires se produisent autour de sa nana.

Je quitte tes coéquipiers pour acheter un gros sac à dos. Je prends l’apparence de Pikecroft, un des autres membres du gang défendu par l’avocat et je retourne chez Wattkins. Là je lui fais croire que j’ai les fédéraux aux fesses mais il semble que quelque chose dans mon attitude cloche. J’ai le temps de me connecter de nouveau à son esprit pour y lire l’endroit où il a planqué tous les dossiers de la bande, chez sa grand-mère. Je communique l’adresse aux collègues et le besoin de prendre des pelles alors que l’avocat s’enferme dans son bureau pour hurler : « Mais qui êtes-vous ? »

Bon la suite est assez drôle. Quand nous arrivons chez la grand-mère de l’avocat, celui-ci se tient devant la porte avec un fusil à la main. Il tire en l’air puis se paralyse grâce à un sort lancé par Ricardo. Nous rentrons dans la maison, mais, je ne sais pour quelle raison, Ricardo a été un peu radin sur sa magie et Wattkins est libéré de sa paralysie, à peine une minute après le début de l’intervention. Barry le met dehors.

Comme prévu on retrouve les dossiers recherchés, mais, au moment de ressortir, Wattkins a crevé les pneus de notre voiture et deux bagnoles de flics descendent le long du chemin de terre qui mène à la maison de campagne. Là descend un juge… le juge Marshall. Barry commence à plaisanter et se prend quelques remontrances. Les choses tournent vite assez mal. Le juge commence à nous menacer. Et, comme je n’ai pas trop de temps à perdre, je reprends ma forme démoniaque. Les flics fuient à toute allure et le juge fait une crise cardiaque. Barry lui aussi s’enfuit. Et je réalise donc que ma forme de démon est bien plus efficace que ce que je le pensais.

Bref, une fois la mort du juge confirmée on fait venir une ambulance pour le corps et un dépanneur pour la voiture. En fouillant les dossiers de Wattkins nous trouvons l’adresse d’un centre social où Pikecroft a passé une bonne partie de son enfance. On attend le retour de Barry avant de s’y rendre.

Sur place, Barry met les pieds dans le plat et demande directement à l’agent d’accueil où se trouvent les trois fugitifs recherchés. Il commence même à menacer le pauvre gus. Je me demande bien comment le lycan a réussi ses tests du concours de police. Pour ma part je pars à la recherche d’un local où on peut y entreposer des motos. Je tombe sur la porte fermée d’un garage. Je décide de passer à travers pour vérifier les lieux. Là je tombe sur trois lits de camp, trois motos… et leurs trois propriétaires installés autour d’une table. L’un d’eux vient de se lever et braque un fusil à pompe sur moi. Je vais bien m’amuser avec eux ! »

Un cri se fait entendre « Monstre ! » alors que Black se libère de ses liens et se jette sur le géant albinos.

wod_012.txt · Dernière modification: 2020/02/20 19:08 (modification externe)